

Les « EMPREINTE DU TEMPS »
Sur les murs du centre d’art
Passerelle de Brest, en
2001, le spectateur a pu suivre
«les empreintes» de Noël Pasquier (goudron sur plastique et papier), telles celles de
«l’Erratum musical» de Marcel Duchamp en 1913, encre sur feuille de papier à musique :
«Faire une em-preinte mar-quer des traits une fi-gure…».
Elles défient notre pensée, revêtues d’une certaine gravité qui requiert d’ouvrir la perspective et de tendre notre regard
«entre l’objet singulier et la stratification, l’épaisseur
anthropologique dont il met en œuvre une sorte de mémoire déformante».
Chaque empreinte libère une singularité et un paradoxe car elle est à la fois
«unique comme emprise corporelle et universalisable comme reproduction sérielle». Elles ont le pouvoir de
nous interroger, de nous toucher, elles inventent une mémoire des formes
«un jeu cruel du désir et du deuil».
Une œuvre plus profonde, plus intériorisée, plus dramatique et plus nocturne mais céleste aussi, que l’artiste nous invite à découvrir, où résident la fragilité du souvenir et l’empreinte furtive
et souvent fortuite d’une forme.
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